Coffre

Note d’intention

Après un triptyque consacré aux peurs d’un personnage face à des objets-mondes – le lit de Mooooooooonstres, la porte d’à2pas2laporte, les rideaux d’ici ou (pas) là – j’aborde une nouvelle étape avec un objet-monde libéré de la présence du personnage signifiant. Cet objet manipulé devient l’acteur principal au centre de la dramaturgie :
Le coffre à jouets, espace du déploiement de l’imaginaire de l’enfant et de sa construction.

« Cette facilité à contenter son imagination témoigne de la spiritualité de l’enfance dans ses conceptions artistiques. Le joujou est la première initiation de l’enfant à l’art, ou plutôt c’en est pour lui la première réalisation, et, l’âge mûr venu, les réalisations perfectionnées ne donneront pas à son esprit les mêmes chaleurs, ni mêmes enthousiasmes, ni la même croyance. »

Charles Baudelaire

COFFRE, c’est une expédition archéologique au cœur des multiples facettes du coffre à jouets et des objets qu’il contient, du plus convenu au plus inattendu, du plus trivial au plus poétique, du rare au superflu… Et par extension du coffre qui depuis les Phéniciens, nous accompagne tout au long de notre vie, depuis le couffin de la naissance jusqu’à la bière de la mort.

« Véhicule de la transmission, ouvert à des régimes d’historicité multiples, image et objet, le coffre ne serait-il pas dès lors une sorte d’objet métaphysique qui nous interroge sur nous-même et sur le temps ? C’est là son actualité. » Natacha Pernac, maître de conférence en histoire de l’art moderne.

Laurent Fraunié.

 

 

COFFRE

Un amoncellement de coffres à jouets se met en mouvement. Ils sont animés par une vie intérieure ou manipulés par une marionnette-enfant. Derrière cette marionnette apparaissent deux mains. Elles manipulent aussi bien la marionnette que les coffres qui l’entourent. Elles deviennent des personnages autonomes et des partenaires pour l’enfant.

Ce monde en équilibre précaire se déplace de glissements en accidents, se construit et se déconstruit au gré de volontés parfois contradictoires. Qu’y a-t-il dans ces coffres ? L’espoir de l’émerveillement ? La promesse du jeu ? Des mondes en miniature ? Le mystère ? La possibilité de disparaitre ? Les secrets les mieux gardés ? L’oubli ? Le mode d’emploi pour ranger ses jouets ?

Se compose devant nos yeux un paysage polymorphe qui révèle, absorbe, masque, recrache trésors et déchets. Alors que l’enfant voit disparaitre sous ses yeux son doudou préféré et entreprend de partir à sa recherche, un coffre corps se dessine sous forme d’imagier, reflet du monde qui l’entoure.

Quand ces coffres finissent par construire un mur, il devient l’une des six faces d’un coffre plus grand encore. Un guide apparait alors et nous invite à entrer dans le ventre de ce coffre pour y découvrir ensemble un musée éphémère : L’espace et le temps d’une enfance fugitive.

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Théâtre d'objets

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